Dans cette pièce chorégraphique et musicale se révèle l’énergie bouillonnante du fauve, nous invitant à reprendre à bras le corps cette animalité qui habite en chacun·e d’entre nous et qui, parfois, nous hante.
Inspiré du Faune de Nijinsky, « Je prends feu trop souvent » est une ode à la puissance de l’adolescence et au pouvoir de transformation et de mutation qui émerge à cette période. Il explore la dualité et l’animalité qui habitent cet âge âpre des mues et des rugosités, mais aussi et surtout, ses flamboyantes éclosions.
Dans une scénographie en camaïeu et un dispositif sonore immersif, ce spectacle chorégraphique pour une danseuse et un compositeur nous entraine dans une ronde pour faire dialoguer mouvement, musique électronique et éclats de textes poétiques, dans une impulsion à la fois libertaire et précise qui vient nous décliner au présent et pour notre plus grande joie, les volutes musicales de Debussy. Ici, la danse ne s’explique pas, elle se ressent. Elle se vit comme un morceau que l’on entend pour la première fois : un rythme intérieur, des silences habités, des pulsions qui jaillissent. Elle invite le public à se plonger dans une écoute totale — une écoute du mouvement, de la matière, de l’intensité.
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