Valère Burnon réunit quelques amis autour de lui pour nous donner deux visions du quintette avec piano. En 1864, Brahms façonne une œuvre d’une intensité rare, longuement mûrie, où la tension dramatique et la densité de l’écriture confèrent au dialogue entre piano et cordes une ampleur presque symphonique. Une vingtaine d’années plus tard, Dvořák aborde la même formation sous un jour plus lumineux. Son Quintette en la majeur déploie une musique chaleureuse et chantante, portée par l’élan mélodique et les couleurs de la tradition bohémienne, notamment dans la célèbre Dumka, où alternent rêverie mélancolique et élans dansants.