Une nuit, des ouvriers découvrent que leur direction a organisé le vol des machines dans leur usine d’ascenseurs, en banlieue de Lisbonne. C’est le premier signe d’un licenciement massif. Refusant les négociations individuelles, ils tentent d’empêcher la délocalisation. Mais la direction s’est volatilisée. Dès lors, contre qui lutter ? Partant de ce constat d’impuissance, "L’usine de rien" s’intéresse à l’après : aux discussions, conflits et désirs qui émergent et à la tentative d’inventer collectivement de nouvelles formes d’organisation et d’occupation du temps et du lieu. Tourné avec des ouvriers non professionnels, dans une usine marquée par l’histoire de l’autogestion, le film se déploye comme une fresque à pistes multiples, inventive et joyeuse. Mêlant fiction, documentaire, débats politiques, élans musicaux et moments de burlesque, il explore les possibles face à un capital devenu insaisissable.