Dominique Loreau 'Les Vivants' et Ph. Woitchik 'Ce qui est vu n’est pas perdu'

Dominique Loreau: Les Vivants
Présentation de l’exposition - Par Emmanuèle Sandron

La terre avance ses doigts racines et joue avec l’eau, la neige, le gel. Les jeunes en grappes parlent pour le monde. Et là-haut les oiseaux écrivent des histoires.

Nous les vivants : nous, les racines.
Nous les vivants : nous, les jeunes.
Nous les vivants : nous, les oiseaux.

Par son exploration attentive à révéler l’immobile dans le mobile – les oiseaux en suspens dans le ciel – et le mobile dans l’immobile – ces univers de racines qu’on voit progresser infinitésimalement dessous dessus la terre ou l’eau –, Dominique Loreau invite à une compréhension intime des messages que s’échangent les êtres. De leurs correspondances. Des échos entre tous les vivants.

Aux tonalités chaudes de la série des ados – bruns, jaunes, ocres, roux – répond un travail en noir et blanc pour les photos de racines éclaboussées de lumière, l’été, et en couleurs, l’hiver et la nuit. Les cheveux volent, les racines courent, serties de gel, tandis que deux mouettes se touchent dans le ciel. Beautés singulières, fragiles, éphémères, Dominique Loreau ne croyant pas à la beauté absolue en photo.

Que cherche la photographe, alors, que réussit-elle à capter qui nous émeut tant ?
Une poésie. Une étrangeté. La vie.

Pépite parmi les pépites : l’empreinte d’un oiseau – poussières et lumière sur la fenêtre – arrêté un instant dans son vol, et aussitôt reparti vers un ailleurs.

Nous, les vivants : des yeux pour regarder les fils qui courent entre les êtres.

A propos de Dominique Loreau
Dominique Loreau est née à Bruxelles en 1955. Elle étudie un an la réalisation, puis trois ans le montage à l’INSAS. A partir de 1980, elle réalise trois court-métrages de fiction : Départ (réalisé avec Philippe Simon), Le Saut dans la Vie et Zigzags, tout en faisant de nombreux voyages en Afrique et en gagnant sa vie comme monteuse de films.
En 1988, elle participe pendant plus d’un an aux consultations d’ethnopsychiatrie de Tobie Nathan à Paris, qu’elle filme (La folie des autres), et assiste aux cours de Jean Rouch à la Cinémathèque française.

Philippe Woitchik: Ce qui est vu n’est pas perdu
Présentation de l’exposition - Par Emmanuèle Sandron

C’est un homme assis au sommet d’un rocher.
Ce sont deux jeunes qui regardent un téléphone.
C’est une femme à la tête hors champ.

L’idéal du photographe, pour Philippe Woitchik, est d’être surpris et de pouvoir surprendre. Ses sujets occupent souvent le cadre d’une manière insolite. On l’imagine pareillement, en haut de l’escalier ou la tête dépassant du mur, pour prendre ces photos reflets de lui-même, reflets de nous. Décalés, silencieux ou parlant dans le vide d’un téléphone. Seuls. Fous ?

Psychiatre à la ville, Philippe Woitchik sait que pour soigner les gens, il faut d’abord les regarder et capter leur regard. Sa première démarche a été de photographier celui des patients internés dans un hôpital psychiatrique. Est-ce de là que lui vient une attention inédite au grain ? Avec lui, l’œil est un doigt qui touche la peau.

Choix du noir et blanc, car le photographe a l’impression d’avoir vécu ses premières années dans un monde tel – la grisaille belge, et la télévision d’antan. Le projet monochrome rebrousse jusqu’à cette vision de l’enfance, dans une esthétique de l’essentiel mêlant contrastes et douceur. Et puis le monde commença à se colorer pour l’homme désormais accompagné presque en permanence d’un appareil photo et d’un portable.

Danse avec la lumière ou partie de cache-cache. Et, rues, paysages ou sujets, toujours cette quête de la surprise, du décalage, et ce travail du grain qui nous touche.

Ce qui est vu n’est pas perdu.
Où :
Galerie Verhaeren
Rue Gratès, 7
1170 Watermael-Boitsfort
Téléphone :
026738717
Tarif :
Gratuit
Public :
Tous publics
Internet :
http://www.galerieverhaeren.be
Catégorie :
Photos alerte
accessibility

Mercredi: de 14:00 à 18:00
Vendredi: de 14:00 à 18:00
Samedi: de 14:00 à 18:00
Dimanche: de 10:30 à 13:00

Du 11 décembre 2019 au 26 janvier 2020

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