Vernissage de l’exposition de photographies de Véronique vercheval

Expositions Vernissage de l’exposition de photographies de Véronique vercheval
« des Sorcieres Comme les Autres »
Titre inspiré de la chanson d’Anne Sylvestre, avec son aimable autorisation

« En 1843, Flora Tristan écrivait : « L'homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme. Elle est la prolétaire du prolétaire ».
Cette exposition se veut un hommage à toutes les femmes.
A celles qui luttent au quotidien pour pouvoir vivre dignement, pour protéger leurs enfants, pour soutenir ceux qu'elles aiment, pour exiger leurs droits et se faire respecter.
A toutes celles qui réclament plus de justice …
Je les ai toutes retrouvées dans cette superbe chanson d'Anne Sylvestre. Merci à elle… »
Véronique Vercheval
A l’occasion de la 5ème édition du Festival Femmes en états de Guerre, elle sélectionnera, dans ses différents projets déjà réalisés, en Belgique et de par le monde, une soixantaine de clichés qui, les uns après les autres, de regards en visages, de scènes de drames en scène de liesse, décrivent mieux encore que des mots les histoires et les émotions de femmes… en états de Guerre. Ce projet donnera aussi lieu à la création d’une fresque géante (1) installée pour l’occasion dans l’espace cafétéria.
« Véronique Vercheval, une insurgée permanente. C’est juste une femme. Ou une femme juste. Femme et juste : elle tient aux deux comme à la prunelle de ses yeux. Et ce n’est pas, ici, qu’une image : pour la photographe qu’elle est, la prunelle de ses yeux, c’est aussi, c’est avant tout, son bleu de travail. Elle ne l’enlève d’ailleurs jamais.
De même que sa conscience ne dort jamais que d’un œil. Cette femme-là n’a pas épousé la révolution, mais la révolte permanente.
Mais il est des coups au cœur qui font mal. C’est pour cela Véronique Vercheval est une éternelle insurgée. Contre l’injustice qui surgit au bout du monde ou au coin de la rue.
Sans relâche, elle la traque, elle la capte, elle la met en boîte et l’expose, toute nue, comme la vérité, sur les murs de la mauvaise conscience ou de l’indifférence. Ce qu’elle cherche ?
Réveiller les âmes chloroformées par la bien-pensance. Secouer la narcose collective de l’impuissance.
Botter les fesses de tous les non-sens. Pas pour prendre le pouvoir. Oh, non ! Car, comme beaucoup de gens d’ici, Véronique s’en est toujours méfiée ; elle est convaincue que l’idéal s’épuise dans la conquête et la gestion du pouvoir.
Si le mouvement d’émancipation des femmes qui l’a en partie construite telle qu’elle est, est parvenu à ses fins, c’est justement parce que jamais il n’a eu le pouvoir pour ambition ou stratégie… Ses images à elle ne tiennent pas en place. Elles sortent du cadre. Au propre comme au figuré. Elles débordent d’énergie, de force de vie. »
Marc Sinnaeve,

Vernissage de l’exposition et inauguraton de la fresque en présence de l’artiste.
Exposition visible du 18 mars
EXPOSITION Creee en Partenariat Avec le Centre D’ACTION Laique de la Province de Liege

« S’il vous plaît, faites-vous légers
Moi, je ne peux plus bouger »

Ce n’est que moi, c’est elle ou moi
Celle qui parle ou qui se tait, celle qui pleure ou qui est gaie

Et c’est ma mère ou la vôtre
Une sorcière comme les autres

Regardez-moi! Je suis vraie
Je vous prie, ne m’inventez pas, vous l’avez tant fait déjà »

Vous m’avez aimée servante, m’avez voulue ignorante
Forte, vous me combattiez, faible, vous me méprisiez
Vous m’avez aimée putain, et couverte de satin
Vous m’avez faite statue, et toujours je me suis tue

S’il vous plaît
Soyez comme je vous ai, vous ai rêvés depuis longtemps
Libres et forts comme le vent

Mais un jour la terre s’ouvre, et le volcan n’en peut plus
Le sol se rompant découvre des richesses inconnues
La mer à son tour divague de violence inemployée
Me voilà comme une vague, vous ne serez pas noyés »
Extraits de la chanson d’Anne Sylvestre « Une sorcière comme les autres »
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