Un thé au Japon
Par Max Dauber
Le peuple nippon a développé une réceptivité toute particulière aux humeurs de la nature. Les plus subtiles variations du milieu ambiant exercent sur son caractère, constamment en éveil, une influence émotive, changeante. Du plus profond de leur âme, les Japonais saisissent intuitivement l’impermanence des choses et des êtres peuplant leur univers posé, ne l’oublions pas, sur une bouilloire volcanique. Sans oublier, l’insularité qui conforte leur conviction que ces sentiments, si profondément japonais, eux seul savent les partager.
De plus, derrière une réalité quotidienne rigoureusement hiérarchisée, se cache une puissance évocatrice, une force imaginative qui s’exprime dans la cérémonie du thé, dans l’architecture épurée de leurs demeures, dans la charge symbolique des bonsaïs accrochés au balcon. Pour se donner une illusion d’étendue là on l’on ne dispose, comme à Tokyo, que d’une surface réduite, il suffit de créer un petit espace clos, de donner de la densité au vide en matérialisant l’irréel.
Le peuple nippon a développé une réceptivité toute particulière aux humeurs de la nature. Les plus subtiles variations du milieu ambiant exercent sur son caractère, constamment en éveil, une influence émotive, changeante. Du plus profond de leur âme, les Japonais saisissent intuitivement l’impermanence des choses et des êtres peuplant leur univers posé, ne l’oublions pas, sur une bouilloire volcanique. Sans oublier, l’insularité qui conforte leur conviction que ces sentiments, si profondément japonais, eux seul savent les partager.
De plus, derrière une réalité quotidienne rigoureusement hiérarchisée, se cache une puissance évocatrice, une force imaginative qui s’exprime dans la cérémonie du thé, dans l’architecture épurée de leurs demeures, dans la charge symbolique des bonsaïs accrochés au balcon. Pour se donner une illusion d’étendue là on l’on ne dispose, comme à Tokyo, que d’une surface réduite, il suffit de créer un petit espace clos, de donner de la densité au vide en matérialisant l’irréel.

