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Poesie et images Materielles dans la tradition Fang d'Afrique équatoriale
Le prochain rendez-vous à l’Université Poétique et Populaire de la boutique MaelstrÖm sera dédié à la poésie traditionnelle Fang.
Jae Mae Kan, animateur de la co.nférence, nous montrera comment, conformément à la notion d'oralité, la poésie traditionnelle Fang allie la parole et les arts plastiques.
On verra comment la poésie n'est pas une pratique isolée des autres manifestations traditionnelles : les épopées, les mythes et la statuaire se complètent pour promouvoir l'idéologie ancestrale.
On vous attend le samedi 11 février à la boutique Maelström… laissez le froid dehors, joignez-vous à l’Afrique équatoriale !
.
Maximilien Atangana
à l’état civil, Jah Mae Kân est le « nom de plume » ou, plutôt, le « masque de parole » d’un poète, slammeur et musicien, né à Paris de parents Camerounais.
Ayant gagné l’Afrique ancestrale à l’âge de 4 ans, pour y grandir et vivre jusqu’au début de l’adolescence, le jeune homme retrouve l’Europe natale douze années plus tard.
Père d’un petit garçon, il est aujourd’hui bibliothécaire à la Bibliothèque Centrale de la Province de Hainaut, à La Louvière. De surcroît animateur culturel et formateur en littératures d’Afrique noire auprès du Centre de Lecture Publique de la Communauté française de Belgique (CLPCF), Jah Mae Kân donne aussi des conférences sur les littératures d’Afrique noire.
Après une lecture intimidée des « classiques » de la poésie française, c’est dans une période d’exclusion sociale que notre auteur entendra l’appel de la production et la manifestation poétiques, émis des buissons ardents du surréalisme (Philippe Soupault, Antonin Artaud, Paul Eluard, etc.), de la négritude (Léon Damas, Aimé Césaire, Léopold Senghor, Bob Kaufman, Amiri Baraka, Jane Cortez, etc.) et du (free)jazz (Archie Shepp, Jeanne Lee, John Coltrane, Abbey Lincoln, Cecil Taylor, David Murray, Hamid Drake, etc.).
Jah Mae Kân considère, comme dans les traditions négro-africaines, que poème est parole imagée-rythmée et destinée à exécution publique. Il consacre donc la lecture-spectacle, musicalement accompagnée ou non, comme moyen de promouvoir le texte et démocratiser la pratique littéraire. Notre poète se produit ainsi en des lieux aussi divers que cafés, établissements scolaires, maisons de jeunes, bibliothèques publiques, etc.
Mais à côté de cette action, notre slammeur a publié trois ouvrages : Héroïde Funèbre à Semira Adamu, avec des illustrations de Michel Barzin (éd. Tétras Lyre, Soumagne, ) ; Afro Blue Diaspora, avec des illustrations de Keïta et Marco Vaes (éd. Editon, Obourg, ) ; Elégie Palestine/messe noire pour la paix. Poème-rituel pour voix diverses et interventions musicales(éd, Maelström, Bookleg, ).
Jae Mae Kan, animateur de la co.nférence, nous montrera comment, conformément à la notion d'oralité, la poésie traditionnelle Fang allie la parole et les arts plastiques.
On verra comment la poésie n'est pas une pratique isolée des autres manifestations traditionnelles : les épopées, les mythes et la statuaire se complètent pour promouvoir l'idéologie ancestrale.
On vous attend le samedi 11 février à la boutique Maelström… laissez le froid dehors, joignez-vous à l’Afrique équatoriale !
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Maximilien Atangana
à l’état civil, Jah Mae Kân est le « nom de plume » ou, plutôt, le « masque de parole » d’un poète, slammeur et musicien, né à Paris de parents Camerounais.
Ayant gagné l’Afrique ancestrale à l’âge de 4 ans, pour y grandir et vivre jusqu’au début de l’adolescence, le jeune homme retrouve l’Europe natale douze années plus tard.
Père d’un petit garçon, il est aujourd’hui bibliothécaire à la Bibliothèque Centrale de la Province de Hainaut, à La Louvière. De surcroît animateur culturel et formateur en littératures d’Afrique noire auprès du Centre de Lecture Publique de la Communauté française de Belgique (CLPCF), Jah Mae Kân donne aussi des conférences sur les littératures d’Afrique noire.
Après une lecture intimidée des « classiques » de la poésie française, c’est dans une période d’exclusion sociale que notre auteur entendra l’appel de la production et la manifestation poétiques, émis des buissons ardents du surréalisme (Philippe Soupault, Antonin Artaud, Paul Eluard, etc.), de la négritude (Léon Damas, Aimé Césaire, Léopold Senghor, Bob Kaufman, Amiri Baraka, Jane Cortez, etc.) et du (free)jazz (Archie Shepp, Jeanne Lee, John Coltrane, Abbey Lincoln, Cecil Taylor, David Murray, Hamid Drake, etc.).
Jah Mae Kân considère, comme dans les traditions négro-africaines, que poème est parole imagée-rythmée et destinée à exécution publique. Il consacre donc la lecture-spectacle, musicalement accompagnée ou non, comme moyen de promouvoir le texte et démocratiser la pratique littéraire. Notre poète se produit ainsi en des lieux aussi divers que cafés, établissements scolaires, maisons de jeunes, bibliothèques publiques, etc.
Mais à côté de cette action, notre slammeur a publié trois ouvrages : Héroïde Funèbre à Semira Adamu, avec des illustrations de Michel Barzin (éd. Tétras Lyre, Soumagne, ) ; Afro Blue Diaspora, avec des illustrations de Keïta et Marco Vaes (éd. Editon, Obourg, ) ; Elégie Palestine/messe noire pour la paix. Poème-rituel pour voix diverses et interventions musicales(éd, Maelström, Bookleg, ).
