Napoléon et les Couvinois

Conférences Napoléon et les Couvinois
Discussions avec le Général Paris autour de la fresque de la bataille d’Heliopolis dans la salle des mariages de Couvin

Sur le thème “Napoléon à Waterloo, causes et effets” autour de son roman historique “Cent complots pour les cent-jours”
Inconnue pendant plus de 170 ans (Lavenir)

Lors d’une conférence en avril , il s’agissait de découvrir la tapisserie retraçant la Bataille d’Héliopolis, qui orne la salle des mariages de la ville de Couvin. Jean Henrard, responsable du protocole, a expliqué aux visiteurs l’histoire de cette tapisserie créée par Jean-Julien Deltil. Grand historien et excellent connaisseur des grandes batailles, le général Paris s’est montré très intéressé par l’oeuvre et a posé nombre de questions sur son origine. Une mise en bouche de circonstance pour ce spécialiste de stratégie militaire qui, après avoir visité l’Espace Piron, a repris la route vers Thy où l’attendait une grande pointure militaire : Napoléon. En mars prochain, une occasion de plus de pouvoir admirer l’oeuvre avec les explications à la clé.

C’est au cours de travaux de rénovation dans une maison du Faubourg St-Germain, à Couvin, que la tapisserie a été découverte. Elle avait été commandée aux alentours des années 18ar l’un des propriétaires de l’habitation, M. Grégoire Poulet, qui avait participé à la Bataille d’Héliopolis en tant qu’officier de l’armée française. En 1991, Pierre Leclerc, grand défenseur du patrimoine couvinois et chargé des affaires culturelles, a entrepris des démarches en vue d’un démontage et d’une restauration du papier peint. C’est ainsi que, grâce au soutien financier de la Fondation Roi Baudouin, 0 ¤ environ, la tapisserie a été démontée par lés. L’oeuvre a ensuite été restaurée pendant près de 1000 heures par un atelier de Gand et a été remontée dans la salle des mariages de la maison communale couvinoise en 1999.

Admirable et admirée (Lavenir)

Il aura donc fallu huit années pour qu’enfin la «Bataille d’Héliopolis» puisse être montrée au public. Magnifique ouvrage à la base dont on sait qu’il n’en reste que cinq identiques au monde, la restauration de la tapisserie ne lui en donne que plus de cachet. La Ville est fière de ce patrimoine inestimable et entend bien la préserver. La salle a d’ailleurs subi quelques transformations pour répondre aux exigences de la Fondation Roi Baudouin et ainsi améliorer les conditions de conservation du papier peint. Obscurité, taux d’humidité constant et protection en cas d’incendie sont les leitmotivs pour permettre au public d’admirer ce chef-d’oeuvre.
Cent complots pour les cent-jours
Qui peut penser un seul instant sérieusement que le retour de l’Ile d’Elbe n’ait été minutieusement préparé par Napoléon ? Henri Paris, pour raconter cette période qui va d’avril 1814 à juin 1815, a pris le choix d’y introduire des personnages de composition qui évoluent dans les lieux et les faits, décrits avec la précision de l’historien. Les uns et les autres agissent dans des camps opposés. Ils nous font partager leurs passions, leurs ambitions, leurs amours, leurs aventures que broyaient les cours des événements.

L’auteur :Historien, spécialiste en sciences politiques et géostratégiques, auteur d’essais marquants comme L’arbalète, la
pierre à fusil et l’atome (Albin Michel - 1987), usa, échec et mat (J-M Laffont - ) ou encore Le pétrole tue
l’Afrique (Ed. Des Riaux - ), Henri Paris, général de division, a eu une carrière mêlant des commandements
opérationnels, dont celui de la Division Blindée, et la participation à des organismes de réflexion
ou de décision, notamment auprès de plusieurs ministres.

Partenariats :
Commission littéraire Action Sud, Centre culturel Christian Colle de Couvin, la sabam, le Gascot, la Régionale Pac Dinant-Philippeville et l’échevinat de la culture de Couvin.
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