La part de l’antilope revient toujours au léopard

Expositions La part de l’antilope revient toujours au léopard
Avec : Munem Wasif (BRN) | Henk Wildshut (NL) | Hein-Godehart Petschulat (D) | Andrew Testa (GB) | Werner Reiterer (A) | Adam Broomberg & Oliver Chanarin (GB) | Anna Witt (A) | The Survival Group (F).

Qui est l’antilope ? Et qui est le léopard ? Malgré l’apparent fatalisme du proverbe, peut-on espérer que les places soient interchangeables au cours de l’histoire ?

L’exposition qui accompagne cette édition du Tempo Color propose de découvrir des travaux documentaires photographiques sur quelques-unes des conséquences des crises planétaires, en pointant en particulier la question de l’occupation et/ou de la confiscation des territoires de vie, au Nord comme au Sud.
Car, à crises globales, séquelles à chaque fois particulières… C’est le mérite immense des artistes et des reporters présentés dans l’exposition que de montrer les répercussions terriblement concrètes, perceptibles et visibles aux quatre coins du globe, et jusque sur le pas de notre porte, de ces crises qui bouleversent l’ensemble de la planète.
S’arrêter et regarder. Voir et comprendre. Munem Wasif photographie les premiers exilés climatiques, au Bangladesh. Adam Broomberg et Olivier Chanarin ont quant à eux pénétré la forêt amazonienne pour y débusquer, tapie au sein du cœur vert de la planète, les immenses traces des exploitations pétrolières. Plus près de nous, Andrew Testa a suivi le rêve violent d’activistes anglais qui, tels des elfes politiques, se sont littéralement enchaînés aux arbres pour éviter qu’ils ne soient coupés. Henk Wildshut, quant à lui, a répertorié les habitats précaires construits dans les bois d’Europe par les illégaux qui tentent d’y survivre. Enfin, arpentant nos trottoirs, le Survival Group (Arnaud Lefort et Guillaume Schaller) démontre notamment la violence suffocante du design urbain lorsqu’il devient l’arme de la propriété privée utilisée contre les sdf.
Pour ponctuer ces images, des vidéos et installations mettront en scène les formes complexes de la réaction contre l’inacceptable. Citoyens manifestant dans leur salon (Anna Wit), mutisme inouï de la toute-puissante télévision (Hein-Godehart Petschulat) ou enterré qui n’a pas dit son dernier mot (Werner Reiterer), il s’agit ici de tester la complexité de la «rébellion», de la colère, de la désobéissance ou de la résistance. Histoire de voir comment penser autrement le proverbe qui donne son titre à l’expo. Si c’est encore possible…

A noter :
Le eptembre, dans le cadre du Tempo Color, à Liège (centre-ville), interventions urbaines, performances artistiques, théâtre de rue et théâtre invisible de 14h00 à 17h30.


Dans le cadre du Tempo Color Festival
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