Ferdinand Schirren

Ferdinand Schirren (1871944), considéré comme le premier ‘fauve’ belge, reste cependant dans l’ombre de l’omniprésent Rik Wouters, ce qui se reflète dans nos collections où prime l’intérêt pour ses œuvres incontestablement novatrices. Toutefois, grâce à leurs dernières acquisitions, les Musées possèdent un ensemble d’œuvres de Schirren représentatives de toutes les phases de son évolution artistique ainsi que des différentes techniques qu’il employait. À partir des premières peintures à l’huile vers 1904 et des aquarelles de 1906 dont nos Musées possèdent un magnifique exemplaire d’un tachisme nerveux, le visiteur découvrira l’évolution d’une œuvre à deux vitesses. Dans les dessins et surtout dans les aquarelles, Schirren fait preuve dès le début d’une aisance certaine et d’une audace qui ne se retrouveront dans sa peinture qu’à partir de 1917 avec son chef-d’œuvre La femme au piano. La couleur comme moyen essentiel de construire une œuvre synthétique devient alors le fil conducteur jusqu’à la fin de sa vie, bien qu’en tant que sculpteur, il ait également un vrai don pour le dessin ‘noir et blanc’ et une attention particulière pour la forme. Entre sculptures, peintures, aquarelles et ‘noirs et blancs’, cette exposition consacrée à Schirren fera le bonheur de chacun. Avec des sujets relevant surtout de la vie intérieure, une œuvre souvent intimiste et des aquarelles d’une matérialité ‘évasive’, Schirren nous emmènera en promenade dans ses jardins imaginaires