Exposition Lux(E), calme et volupté

Expositions Exposition Lux(E), calme et volupté
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L’exposition « Lux(E), calme et volupté » proposée par l’asbl Lieux-Communs et le Comité Animation Citadelle asbl s’intègre à l’événement son et lumière projeté au mois d’août sur la Citadelle de Namur.
Le titre, outre la référence latine, est un clin d’œil au poème de Charles Baudelaire, un des plus illustres visiteurs de la ville de Namur.
Ce nouvel événement permet, au sommet de la saison touristique, de donner une belle visibilité à l’art contemporain sur le site emblématique de la Citadelle.
La lumière est une thématique constante dans la peinture avec des artistes comme Le Caravage, Georges de La Tour, Vermeer, les peintres hollandais du siècle d’or, Turner qui réalisa des aquarelles de la vallée de la Meuse, les impressionnistes etc…
Mais la lumière a aussi toujours représenté, dans le passé, le pouvoir des divinités, de Dieu, des rois. En contrepoint, la lumière est enfin, depuis le Xviii ème siècle, le symbole de l’émancipation des esprits et de la liberté philosophique.
Pour tous ces aspects, la Citadelle de Namur avec des figures tutélaires comme les Comtes de Namur ou Louis Xiv est un lieu idéal pour demander à des artistes contemporains de réinterpréter les thématiques de la lumière, du pouvoir et du luxe.
L’exposition a choisi d’avoir une ouverture internationale en accueillant des artistes originaires de Belgique, France et Italie : Jérôme Considérant, Grégoire Faupin, Laure Gervais, Elodie Guillaume, Brice Maré, Céline Mormont, Patrick Van Roy, Thierry Verbeeck, Monique Voz.

Leurs approches, leurs visions, les points de vue sont variés et se répondent. Comme pour d’autres expositions de Lieux-Communs, la scénographie mélange quelques œuvres existantes à une majorité d’œuvres spécifiquement produites pour l’événement.
Cette exposition est aussi contextuelle et met en perspective la citadelle comme lieu militaire avec l’œuvre intitulée « Guns » du photographe Patrick Van Roy qui présente des constellations non d’étoiles mais d’armes.
C’est aussi le passé du site qu’explore Jérôme Considérant. Ses interventions teintées d’humour questionnent l’histoire, l’histoire de l’art et la manière dont nous regardons le monde. A la Citadelle de Namur, il présente des œuvres évoquant l’univers du château.
Thierry Verbeeck avec son œuvre Streaming est à la lisière de l’art plastique et de la performance collective. Son travail, placé à l’entrée de Terra Nova, est interactif et invite le visiteur à participer au processus de création. Sa toile fait écho aux différentes strates historiques, à l’utilisation du luxe comme outil de séduction dans l’habillement et la mode.
Réflexions et éclats dans tous les sens, effet miroir, jeux d’ombres, jeux sombres et lumineux …
Ces aspects se retrouvent dans les travaux de Brice Maré, Elodie Guillaume et Céline Mormont.
Brice Maré vit à Paris et a produit une installation de catadioptres peints. Les traits du dessin viennent obturer la lumière réfléchissante pour créer un contraste noir/blanc/lumière (luxe/calme/volupté). Suivant le point de vue, la réflexion optique sera différente et interagira avec la lumière.
Une jeune plasticienne namuroise Elodie Guillaume peint les paysages, les sociétés et à travers eux notre manière de regarder le monde. Pour elle, la peinture est comme un magma de vie qui envahit la toile et l’espace.
Céline Mormont présente à Namur non comme Vermeer une « jeune fille à la perle » mais au miroir, une toile intitulée « Le miroir de Yangas » ainsi qu’un autoportrait.
Le regard se fait parfois ironique et décapant avec les œuvres de Grégoire Faupin qui évoque le contexte de la crise des sociétés occidentales.
Sa toile « The western great white shark » questionne également l’art contemporain et sa marchandisation.
Laure Gervais avec son installation « Tout ce qui brille n’est pas Or » aborde le besoin de paraître, la culture « bling-bling », le toc.
A l’extérieur de Terra-Nova, une intervention lumineuse Lux(e) est comme un fanal au dessus de la porte d’entrée.
Entourée de ses Light Catchers, du plus grand (50 cm de diamètre) au plus petit (10 cm de diamètre), Monique Voz raconte l’histoire d’une nouvelle source d’énergie. Dans cette scénographie, elle nous emmène dans notre présent depuis l’angle du futur, dans 50 000 ans.
Lux(E), calme et volupté
Jérôme Considérant, Grégoire Faupin, Laure Gervais, Elodie Guillaume, Brice Maré, Céline Mormont, Patrick Van Roy, Thierry Verbeeck, Monique Voz
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