Dieu du Carnage

Les trois dernières représentations du triomphe du Théâtre le Public de ces deux dernières années.
L'histoire est assez simple. Deux gamins se sont battus et, dans la bagarre, l'un a perdu deux dents. Afin que les faits ne s’enveniment pas, les parents se rencontrent au domicile de la victime et conviennent d’un constat qui sera envoyé aux assurances. La pièce commence quand la maman du "blessé" relit le constat qu'ils viennent de rédiger: "Votre fils armé d'un bâton. " Le père de l'"agresseur" l'interrompt: "Armé? N'est-ce pas un peu exagéré?" Et voilà place au carnage.
«On vient dans leur maison pour arranger les choses et on se fait insulter, et brutaliser, et imposer des cours de citoyenneté planétaire, notre fils a bien fait de cogner le vôtre, et vos droits de l’homme je me torche avec! »
Jubilatoire
Alain à sa femme : «Calme-toi toutou.» Et il dit plus loin : «Vous faites partie de la même catégorie de femmes (que Jane Fonda), les femmes investies, solutionnantes, ce n’est pas ce qu’on aime chez les femmes, ce qu’on aime chez les femmes c’est la sensualité, la folie, les hormones, les femmes qui font état de leur clairvoyance, les gardiennes du monde nous rebutent, même lui ce pauvre Michel, votre mari, est rebuté… »
Cette pièce de Yasmina Reza, à qui l'on doit "Art", mise en scène par Michel Kacenelenbogen, est jouée par deux magnifiques couples de comédiens:
Olivier Massart et Valérie Lemaître
Damien Gillard et Véronique Biefnot
"Ce qui m’intéresse, ce n’est pas raconter des histoires, mais critiquer l’existence." Yasmina Reza arrache les masques avec jubilation.
Dans "Art", l’achat d’un tableau blanc dévoile les lézardes d’une amitié apparemment bien cimentée. Ici une conciliation entre des parents, pleins de bonne volonté, tourne à l’aigre et réveille le dieu du carnage.
Avec un humour décapant, ce huis clos explosif révèle la vérité cachée sous le vernis des conventions et stigmatise la médiocrité de nos comportements.
L'histoire est assez simple. Deux gamins se sont battus et, dans la bagarre, l'un a perdu deux dents. Afin que les faits ne s’enveniment pas, les parents se rencontrent au domicile de la victime et conviennent d’un constat qui sera envoyé aux assurances. La pièce commence quand la maman du "blessé" relit le constat qu'ils viennent de rédiger: "Votre fils armé d'un bâton. " Le père de l'"agresseur" l'interrompt: "Armé? N'est-ce pas un peu exagéré?" Et voilà place au carnage.
«On vient dans leur maison pour arranger les choses et on se fait insulter, et brutaliser, et imposer des cours de citoyenneté planétaire, notre fils a bien fait de cogner le vôtre, et vos droits de l’homme je me torche avec! »
Jubilatoire
Alain à sa femme : «Calme-toi toutou.» Et il dit plus loin : «Vous faites partie de la même catégorie de femmes (que Jane Fonda), les femmes investies, solutionnantes, ce n’est pas ce qu’on aime chez les femmes, ce qu’on aime chez les femmes c’est la sensualité, la folie, les hormones, les femmes qui font état de leur clairvoyance, les gardiennes du monde nous rebutent, même lui ce pauvre Michel, votre mari, est rebuté… »
Cette pièce de Yasmina Reza, à qui l'on doit "Art", mise en scène par Michel Kacenelenbogen, est jouée par deux magnifiques couples de comédiens:
Olivier Massart et Valérie Lemaître
Damien Gillard et Véronique Biefnot
"Ce qui m’intéresse, ce n’est pas raconter des histoires, mais critiquer l’existence." Yasmina Reza arrache les masques avec jubilation.
Dans "Art", l’achat d’un tableau blanc dévoile les lézardes d’une amitié apparemment bien cimentée. Ici une conciliation entre des parents, pleins de bonne volonté, tourne à l’aigre et réveille le dieu du carnage.
Avec un humour décapant, ce huis clos explosif révèle la vérité cachée sous le vernis des conventions et stigmatise la médiocrité de nos comportements.