1000 chambres avec vue. Le Futur des grands ensembles de logements.
Du 08 juin au 14 octobre , le Civa présente "1000 chambres avec vue. Le Futur des grands ensembles de logements", une exposition originale surles immeubles de logements sociaux. Au travers de maquettes, films, photos, éléments de façades, rampes d'escaliers, portes d'origine, mobilier… L'exposition met en lumière la rénovation de grands ensembles des années 50-60, en tentant d'apporter une réponse aux questions suivantes :
Comment vivait-on à l'époque et comment vit-on aujourd'hui ? Les besoins sont-ils les mêmes ? Qu'en est-il des conditions de sécurité et d'isolation ? Comment le « vivre ensemble » a-t-il évolué ? Pourquoi tel bâtiment est-il classé plutôt que tel autre ? Quelles sont les conséquences des différentes évolutions sociale, culturelle et économique sur le devenir et la rénovation de ces grands complexes ?
Le Civa a choisi d'aborder ces questions au travers de deux exemples emblématiques qui présentent de nombreux points communs.
L'immeuble Ieder Zijn Huis (Evere, Be), dont le projet a été proposé dans un premier temps à Le Corbusier, est finalement confié par la société immobilière Ieder Zijn Huis à l'architecte et designer Willy Van Der Meeren. Il conçoit un immeuble de 105 appartements qui permet de loger habitants et qui est inauguré en décembre 1960.Il y applique des principes de construction innovants à l'époque comme par exemple les pilotis et les éléments de façade en béton préfabriqué, il répartit les appartements selon le « plan libre » préconisé par les principes des Ciam et utilise différentes couleurs dans les espaces communs. Son plan prévoit que tous les trois étages, les escaliers mènent à une coursive intérieure à l'immeuble, sorte de « rue dans le ciel », qui parcourt toute la longueur du bâtiment.
Aujourd'hui, les techniques de construction utilisées par Willy Van Der Meeren, autrefois audacieuses, ne répondent plus aux normes actuelles en vigueur. Une rénovation lourde à l'initiative du maître d'ouvrage Beliris a été confiée au bureau Origin Architecture & Engineering.
L'ensemble de Park Hill (Sheffield, uk) est construit à la même époque par les architectes Ivor Smith et Jack Lynn et inauguré officiellement en 1961. Avec ses 995 appartements dans un domaine de 13 hectares, il constitue, dans la Grande-Bretagne de l'après-guerre, une des expériences les plus précoces et les plus ambitieuses de construction de logements sociaux de masse. Comme Ieder Zijn Huis, Park Hill a une structure en béton armé apparente, qui en fait un des plus anciens exemples du brutalisme anglais. En raison d'une série de facteurs socio économiques, Park Hill se détériore à son tour : dès les années 1980, il n'est plus qu'un immeuble poubelle.
Park Hill est classé en 1998 après une étude thématique sur le logement social de l'après-guerre ce qui le place parmi les 7% d'immeubles classés les plus significatifs. On reconnaît ainsi sa valeur exceptionnelle.
La réhabilitation de Park Hill est réalisée par l'agence HawkinsBrown et le Studio Egret West avec les designers paysagistes Grant Associates, en collaboration par Urban Splash, le Sheffield City Council, le Great Places Housing Group, l'English Heritage et la Homes and Communities Agency. Les travaux débutent en dans
le but d'insuffler au complexe une nouvelle vie pour un nouvel âge.
Éditions Civa : « Willy Van Der Meeren : Ieder Zijn Huis, passé et futur d'une unité d'habitation à Evere »
Accompagnant l'exposition, une publication, « Willy Van Der Meeren : Ieder Zijn Huis, passé et futur d'une unité d'habitation à Evere " de 170 pages contenant plus de illustrations est éditée en version française et en version néerlandaise.
Elle est rédigée par les spécialistes du sujet, Mil De Kooning, professeur à l'UGent, Charlotte Nys, Barbara Pecheur et Jan de Moffarts du bureau Origin Architecture & Engineering.
Au travers de plans, de photographies anciennes, d'esquisses, ce livre présente le contexte sociologique, le concept architectural de Willy Van Der Meeren ainsi que toute la rénovation.
Il est disponible à la librairie du Civa (30 €)librairie@civa.be - Tél 0 71.
Cette exposition est produite et organisée par le Civa, en collaboration avec Origin, Willy Van Der Meeren Archives, Urban Splash, HawkinsBrown, Studio Egret West, Grant Associates et Claire Curtice Publicist.
Comment vivait-on à l'époque et comment vit-on aujourd'hui ? Les besoins sont-ils les mêmes ? Qu'en est-il des conditions de sécurité et d'isolation ? Comment le « vivre ensemble » a-t-il évolué ? Pourquoi tel bâtiment est-il classé plutôt que tel autre ? Quelles sont les conséquences des différentes évolutions sociale, culturelle et économique sur le devenir et la rénovation de ces grands complexes ?
Le Civa a choisi d'aborder ces questions au travers de deux exemples emblématiques qui présentent de nombreux points communs.
L'immeuble Ieder Zijn Huis (Evere, Be), dont le projet a été proposé dans un premier temps à Le Corbusier, est finalement confié par la société immobilière Ieder Zijn Huis à l'architecte et designer Willy Van Der Meeren. Il conçoit un immeuble de 105 appartements qui permet de loger habitants et qui est inauguré en décembre 1960.Il y applique des principes de construction innovants à l'époque comme par exemple les pilotis et les éléments de façade en béton préfabriqué, il répartit les appartements selon le « plan libre » préconisé par les principes des Ciam et utilise différentes couleurs dans les espaces communs. Son plan prévoit que tous les trois étages, les escaliers mènent à une coursive intérieure à l'immeuble, sorte de « rue dans le ciel », qui parcourt toute la longueur du bâtiment.
Aujourd'hui, les techniques de construction utilisées par Willy Van Der Meeren, autrefois audacieuses, ne répondent plus aux normes actuelles en vigueur. Une rénovation lourde à l'initiative du maître d'ouvrage Beliris a été confiée au bureau Origin Architecture & Engineering.
L'ensemble de Park Hill (Sheffield, uk) est construit à la même époque par les architectes Ivor Smith et Jack Lynn et inauguré officiellement en 1961. Avec ses 995 appartements dans un domaine de 13 hectares, il constitue, dans la Grande-Bretagne de l'après-guerre, une des expériences les plus précoces et les plus ambitieuses de construction de logements sociaux de masse. Comme Ieder Zijn Huis, Park Hill a une structure en béton armé apparente, qui en fait un des plus anciens exemples du brutalisme anglais. En raison d'une série de facteurs socio économiques, Park Hill se détériore à son tour : dès les années 1980, il n'est plus qu'un immeuble poubelle.
Park Hill est classé en 1998 après une étude thématique sur le logement social de l'après-guerre ce qui le place parmi les 7% d'immeubles classés les plus significatifs. On reconnaît ainsi sa valeur exceptionnelle.
La réhabilitation de Park Hill est réalisée par l'agence HawkinsBrown et le Studio Egret West avec les designers paysagistes Grant Associates, en collaboration par Urban Splash, le Sheffield City Council, le Great Places Housing Group, l'English Heritage et la Homes and Communities Agency. Les travaux débutent en dans
le but d'insuffler au complexe une nouvelle vie pour un nouvel âge.
Éditions Civa : « Willy Van Der Meeren : Ieder Zijn Huis, passé et futur d'une unité d'habitation à Evere »
Accompagnant l'exposition, une publication, « Willy Van Der Meeren : Ieder Zijn Huis, passé et futur d'une unité d'habitation à Evere " de 170 pages contenant plus de illustrations est éditée en version française et en version néerlandaise.
Elle est rédigée par les spécialistes du sujet, Mil De Kooning, professeur à l'UGent, Charlotte Nys, Barbara Pecheur et Jan de Moffarts du bureau Origin Architecture & Engineering.
Au travers de plans, de photographies anciennes, d'esquisses, ce livre présente le contexte sociologique, le concept architectural de Willy Van Der Meeren ainsi que toute la rénovation.
Il est disponible à la librairie du Civa (30 €)librairie@civa.be - Tél 0 71.
Cette exposition est produite et organisée par le Civa, en collaboration avec Origin, Willy Van Der Meeren Archives, Urban Splash, HawkinsBrown, Studio Egret West, Grant Associates et Claire Curtice Publicist.
